Un mur d'escalade voit le jour à Ballan-Miré

A Ballan-Miré, près de Tours, l'IEM Charlemagne s'est récemment doté d'un mur d'escalade, après un long travail de deux ans. Ce projet, en partie financé par PROTEOR, permettra aux jeunes handicapés de l'Institut d'associer plaisir et travail durant leurs séances de kiné.



L'IEM (Institut d'Education Motrice) Charlemagne, situé à Ballan-Miré, près de Tours s'est récemment doté d'un mur d'escalade.  Ce très beau projet, en partie financé par PROTEOR, a reçu au début du mois de février la visite d'un autre partenaire : la fondation Pièces Jaunes. Les choses ont été vues en grand pour la venue de la fondation présidée par Bernadette Chirac puisque l'humoriste Willy Rovelli et les chanteurs Florent Mothe et Anaïs Delva ont participé à l'événement. Un peu plus tôt, les super-héros préférés des enfants avaient baptisé comme il se doit le mur d'escalade avec une descente en rappel.

Il s'agissait donc d'un événement remarquable pour un projet qui l'est tout autant. La construction de ce mur d'escalade est le fruit du travail passionné de Pascal Marchand, kinésithérapeute à l'IEM Charlemagne. Il est revenu avec nous sur les origines du projet : « L'IEM Charlemagne reçoit des enfants qui sont en situation de handicap moteur, donc qui sont soumis à des années et des années de séance de rééducation et de kiné en particulier. L'idée, à l'origine, c'était de changer la prise en charge thérapeutique des séances de kiné, proposer quelque chose qui soit à la fois de la rééducation motrice mais qui ait aussi un côté ludique ».

Après avoir expérimenté à plusieurs reprises et avec un engouement certain une structure d'escalade mobile, l'IEM a fait le choix de se doter de son propre mur. L'activité en elle-même est très bénéfique pour les jeunes handicapés : « Quand on fait de l'escalade, on travaille plein de choses. La force, l'équilibre, la coordination, on travaille aussi son appréhension, le fait d'être en hauteur et la peur de tomber. Et on travaille aussi l'aspect cognitif : par exemple lire une voie c'est un peu comme lire un texte, lire un passage, savoir se projeter donc toute une histoire de travail d'un point de vue cognitif, c'est ce qu'on a essayé de faire en mettant en place ce projet ».

Pour faciliter la réussite de ce projet, Pascal Marchand s'est mobilisé pour réunir des financements. PROTEOR, qui intervient de manière hebdomadaire à l'IEM par le biais de Laëtitia Moysan, responsable de notre agence de Tours, s'est investi en participant à la récolte de fonds.  « Ca fait très longtemps qu'on travaille avec PROTEOR. On travaillait déjà avec le prédécesseur de Laëtitia. C'est un vieux partenariat, ça, ça fait 10-15 ans. C'est un partenariat qui fonctionne plutôt bien », explique Pascal Marchand.

Pensée pour les enfants en situation de handicap, cette structure d'escalade est unique en France : « Elle est particulière parce que c'est la première à avoir une pente très positive, c'est plus du rampé que de l'escalade en elle-même. C'est à peine plus pentu qu'en escalier. Donc ça veut dire que même les enfants qui n'ont pas une motricité exceptionnelle seront capables, avec un peu d'aide, de grimper. Et puis on a un autre système qui permet à tous les enfants qui le souhaitent d'escalader le mur. Donc pour les enfants en situation de polyhandicap, on a mis au point un système qui leur permet de monter de manière passive. Et ensuite, on les accroche à une tyrolienne. Donc au moins ils peuvent faire l'expérience de la situation en hauteur et de la descente jusqu'au niveau du sol ».

La visite de la Fondation Pièces Jaunes marque une nouvelle étape dans la construction de ce projet, qui aura nécessité deux ans de travail. Pour Pascal Marchand, ce n'est donc pas qu'un aboutissement : « C'est à la fois un aboutissement mais aussi le début d'autre chose, le début de l'utilisation, le début de la montée en charge progressive à la fois pour l'IEM mais également pour l'ouverture dans l'année prochaine aux écoles et collèges de Ballan et autres établissements recevant des personnes en situation de handicap dans l'Indre-et-Loire. On est à peu près à mi-chemin : sur la structure en elle-même, c'est pratiquement terminé. L'idée, c'est de très vite, dès que la météo le permettra, ouvrir cette structure particulière à un maximum de personnes ».

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