La saison moto débute pour Arnaud Guignebert

Arnaud Guignebert débute ce week-end sa saison sportive avec le lancement de la Coupe de France Promosport. A quelques jours de la première manche, qui aura lieu au circuit de Lédenon, il fait le point avec nous sur les compétitions qui l'attendent en 2017. 



Prendre un maximum de plaisir

Tu prendras part à des championnats différents durant l'année. As-tu une priorité parmi ceux-ci ?
« Ma priorité se porte sur le seul championnat que je dispute dans son intégralité : le Promosport. C'est la Coupe de France, en 500cc. Cette compétition se déroule en huit courses réparties sur toute la France. C'est un championnat très ouvert puisque nous courons tous sur la même moto.  Tous les pilotes sont logés à la même enseigne et donc le résultat se fait au pilotage ».

Il ne s'agit pas de ta première participation à ce championnat.
« Oui, c'est ma deuxième année. En 2016, j'ai fait quatre courses sur huit et cette année je fais tout le championnat. L'année dernière, j'ai pris beaucoup de plaisir, c'est le but. Je n'ai pas la prétention de gagner quoique ce soit. Je considère que ma première saison est une réussite puisque j'ai pu faire toutes les courses sans chute, ce qui était un peu l'objectif. Je n'espérais pas marquer de points parce que le niveau est tout de même très relevé. Et c'est une discipline qui est plutôt ouverte à des jeunes pilotes donc pour prétendre les battre à la régulière c'est compliqué ».

Le handicap n'est pas une barrière

Parmi les compétitions auxquelles tu vas participer, il y a aussi la PMR Cup. C'est une nouvelle catégorie, réservée aux "handi". Quel regard portes-tu sur cette compétition ? Es-tu content de voir que des choses se développent côté handisport, même si tu cours plus souvent avec les valides ?
« Oui, je suis très content parce que ça ouvre les portes à tous ceux qui n'ont pas accès à la compétition avec les valides. Aujourd'hui, il y a des restrictions qu'on peut comprendre. Un pilote qui chute doit être capable de s'évacuer de la piste en marchant. Un pilote paraplégique, même s'il fait des bons chronos, ne peut pas faire cet exercice et donc ne peut pas être en sécurité sur le circuit, ni pour lui, ni pour les autres pilotes. Heureusement, la FFM a eu un regard sur le handicap un peu différent, grâce à des jeunes handicapés qui sont très volontaires. La PMR Cup est donc une compétition qui est prioritairement réservée à tous les handicapés qui n'ont pas accès aux compétitions avec les valides. Le niveau est tellement relevé aujourd'hui et ce sont des amis donc j'ai vraiment envie d'aller me frotter à eux et intégrer cette Cup juste pour une course, uniquement pour le plaisir ».



Quels sont tes projets pour la suite avec le Team MHR45 ?
« C'est un team associatif, notre objectif c'est de nous faire plaisir mais surtout d'ouvrir le team à des jeunes accidentés de la route. Notre rêve ultime, c'est d'engager une moto sur des grosses courses du championnat du monde d'endurance comme les 24H du Mans, le Bol d'Or, avec des pilotes capables d'encaisser des chronos et qui ont la condition physique pour le faire. Aujourd'hui, les jeunes accidentés de la route sont là, on a rencontré des jeunes qui sont amputés et qui rêvent de refaire de la moto. Malheureusement, on est souvent confronté aux familles. Il y a forcément des risques en revenant sur un circuit, mais ils sont différents par rapport à la route et il y a un encadrement. Donc aujourd'hui, on a les capacités et des motos, des petites cylindrées, pour faire venir ces jeunes de 15 ans sur circuit et leur permettre de réaliser leur rêve. On sait que PROTEOR nous accompagnera encore dans l'équipement, mais malheureusement on est confronté à un entourage qui ne veut plus entendre parler de motos ».

En dehors de prendre du plaisir, quels sont tes objectifs pour cette année ?
« D'abord, c'est faire tous les championnats sans me blesser. On est dans un sport à risque et il faut les accepter. Sinon, je veux aussi montrer que le handicap n'est pas une barrière à la compétition à tous les niveaux, ouvrir ces championnats à d'autres handicapés et j'espère qu'on sera plus nombreux à venir jouer avec les valides ».

Informations légales Petit lexique Plan du site Archives © 2015 PROTEOR - Tous droits réservés - Reproduction même partielle interdite